Dialogue 1 : les fonctions du dialogue
Qu'est-ce qu'un bon dialogue ? On peut dire qu'un dialogue sert à :
- Définir les personnages : personne ne parle de la même façon, n'emploie les mêmes expressions, n'a les mêmes convictions. Les personnages ne se différencient pas seulement par leur physique mais aussi par ce qu'ils disent et la façon dont ils le disent.
- Apporter des informations / faire avancer l'histoire : les deux sont liés dans le meilleur des cas.
Un dialogue peut se contenter de donner des informations : ça donne souvent des phrases assez plates, comme "au fait tu te souviens qu'on a un anniversaire samedi ?" ou le fameux "vous voulez parler du fameux livre mythique qui est sensé indiquer l'emplacement d'un trésor ?" (entendu dans RIS).
Un dialogue peut aussi faire simplement avancer l'histoire : nous savons pourquoi le personnage agit et pourquoi l'autre réagit comme ils le font. Exemple : un personnage prend un rendez-vous. C'est généralement assez plat puisque nous n'apprenons rien de nouveau, mais parfois nécessaire.
Le meilleur advient lorsque nous apprenons quelque chose et que cette information fait avancer l'histoire, bouleverse les plans du personnage et nous laisse dans l'attente de ce qu'il va faire ensuite. On apprend que tel personnage était là le soir du meurtre, que telle femme n'aime plus le héros, que le patron l'a convoqué pour le virer.
- Donner un point de vue : c'est un aspect risqué du dialogue, et pourtant tellement tentant. Le personnage se met à parler de sa haine de la peine de mort, de son amour pour la paix dans le monde, ce genre de choses. Ce n'est bien mené que lorsque le dialogue met bien en évidence le fait que ce point de vue a ses lacunes, ses illusions, bref qu'il a été intériorisé par le personnage et n'est pas la manifestation du savoir omniscient du scénariste. Il est aussi très important d'intégrer ce discours à l'histoire et de ne pas le faire tomber du ciel. Le protagoniste peut aussi réagir et s'opposer à une vision trop monolithique ; après tout, les monologues n'ont pas vraiment leur place dans un film ou une série.
- Apporter une touche dramatique (au sens large) : le grand discours du tueur qui fait froid dans le dos, le trait d'humour qui n'a d'autre but que de faire peur, rire, pleurer, etc. Le but du dialogue est ici de provoquer une réaction du spectateur. C'est encore une fois bien meilleur quand c'est intégré à l'avancée de l'histoire mais dans des cas comme celui des sitcoms (au vu du nombre de gags qu'il faut caser) quelques écarts sont inévitables (l'humour est le plus touché par l'idée de gratuité).
- Définir les personnages : personne ne parle de la même façon, n'emploie les mêmes expressions, n'a les mêmes convictions. Les personnages ne se différencient pas seulement par leur physique mais aussi par ce qu'ils disent et la façon dont ils le disent.
- Apporter des informations / faire avancer l'histoire : les deux sont liés dans le meilleur des cas.
Un dialogue peut se contenter de donner des informations : ça donne souvent des phrases assez plates, comme "au fait tu te souviens qu'on a un anniversaire samedi ?" ou le fameux "vous voulez parler du fameux livre mythique qui est sensé indiquer l'emplacement d'un trésor ?" (entendu dans RIS).
Un dialogue peut aussi faire simplement avancer l'histoire : nous savons pourquoi le personnage agit et pourquoi l'autre réagit comme ils le font. Exemple : un personnage prend un rendez-vous. C'est généralement assez plat puisque nous n'apprenons rien de nouveau, mais parfois nécessaire.
Le meilleur advient lorsque nous apprenons quelque chose et que cette information fait avancer l'histoire, bouleverse les plans du personnage et nous laisse dans l'attente de ce qu'il va faire ensuite. On apprend que tel personnage était là le soir du meurtre, que telle femme n'aime plus le héros, que le patron l'a convoqué pour le virer.
- Donner un point de vue : c'est un aspect risqué du dialogue, et pourtant tellement tentant. Le personnage se met à parler de sa haine de la peine de mort, de son amour pour la paix dans le monde, ce genre de choses. Ce n'est bien mené que lorsque le dialogue met bien en évidence le fait que ce point de vue a ses lacunes, ses illusions, bref qu'il a été intériorisé par le personnage et n'est pas la manifestation du savoir omniscient du scénariste. Il est aussi très important d'intégrer ce discours à l'histoire et de ne pas le faire tomber du ciel. Le protagoniste peut aussi réagir et s'opposer à une vision trop monolithique ; après tout, les monologues n'ont pas vraiment leur place dans un film ou une série.
- Apporter une touche dramatique (au sens large) : le grand discours du tueur qui fait froid dans le dos, le trait d'humour qui n'a d'autre but que de faire peur, rire, pleurer, etc. Le but du dialogue est ici de provoquer une réaction du spectateur. C'est encore une fois bien meilleur quand c'est intégré à l'avancée de l'histoire mais dans des cas comme celui des sitcoms (au vu du nombre de gags qu'il faut caser) quelques écarts sont inévitables (l'humour est le plus touché par l'idée de gratuité).
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