Here come the geek

Publié le par Mangelune


Un article pour parler (très) rapidement de la culture geek et surtout de son impact de plus en plus important sur la culture.

Pour aller très vite, le geek n'existe pas en soi, c'est une catégorie qui contient autant de prétendants que de différences. S'il fallait tirer son portrait grossièrement, je dirais qu'il s'agit de cet éternel adolescent fan de Star Wars, de jeux de rôles, de figurines, de jeux vidéos, de cinéma de genre et de toute cette sous-culture qui lui a valu très jeune la réputation d'être un puceau farfelu dans les cours de récréation.

Seulement voilà, la génération geek à laquelle j'appartiens a vieilli. Elle a désormais trente-quarante ans, s'est installée, a des enfants et travaille. Certains ont totalement abandonné leurs amours d'antant mais beaucoup sont restés les passionnés qu'ils étaient hier. Et quelques uns se sont lancés dans le cinéma et la télévision, comme Sam Raimi, Peter Jackson, Quentin Tarantino ou Joss Whedon (le créateur de Buffy). Voir le Seigneur des Anneaux au cinéma est un rêve de geek devenu réalité, et chaque nouveau film de geek montre à ceux qui se voient souvent comme des gosses un peu honteux qu'il leur est possible de vivre sans se renier et même que sous-culture et fiction font bon ménage, y compris auprès de ceux qui ont toujours pris soin d'éviter les loosers boutonneux. A l'heure où le destin de chacun est de travailler plus pour sauver l'économie, certains aspects de la "geek-culture" ont quelque chose de rafraichissant.

Si on excepte les gros réalisateurs mastocs, l'équipe la plus marquante à mes yeux est celle de Edgar Wright/Simon Pegg/Nick Frost, créateurs de la série Spaced (peu connue en France), de Shaun of the dead et de Hot Fuzz. Spaced mériterait un article à elle seule, montrant le quotidien de deux colocataires et de leurs amis sur 12 épisodes de 20' et usant d'une mise en scène référentielle, dynamique et hautement expressive.


En France, j'ai découvert cette semaine Nerdz, diffusé sur No-life TV et édité en DVD. Sorte de caméra café des geeks, on y découvre le quotidien de Dark64 l'accro aux jeux vidéos et de ses collocataires loufoques. Une série sympathique bien que trop "amateur" pour justifier l'achat du DVD ; à surveiller néanmoins en espérant qu'ils accèdent à d'avantage de moyens à l'avenir.

Pour finir, mentionnons Suck my geek un documentaire sorti sur Canal+ cette semaine, par des geek sur les geek. Je n'ai pas eu la chance de le voir mais sa diffusion montre bien un très léger changement de mentalités dans notre pays vis à vis de cet étrange animal, banni depuis trop longtemps de la contrée de l'exception culturelle.

Publié dans Séries

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