Fantasy barbare

Publié le par Mangelune

Bon temps pour la fantasy. Après le très intéressant 13ème guerrier, le célèbre Seigneur des Anneaux, l'iconographique 300, voici Beowulf. Ou comment ramener la fantasy à un peu de barbarie salutaire.

Tout avait pourtant mal commencé. J'ai d'abord trouvé le moyen d'aller le voir en VF (quelle honte). De plus les premières images m'ont immédiatement ramené à... Shrek ! Eh oui les personnages sur lesquels ont été plaquées les images de synthèses ont un arrière goût qui n'est pas sans rappeler le dessin animé ! Les visages sont étranges, les mouvements irréels, l'hydromel qu'ils ingurgitent semble glisser le long de leur peau... Quelle horreur !

Je commence donc à couiner lorsque soudain apparaît un morceau du monstre. Et c'est là que tout a commencé. Parce qu'en dépit des limites de la technologie chère au réalisateur Zemeckis ses monstres et l'attaque de la grande salle (empruntant au film d'horreur) sont extrèmement beaux. La violence fait partie du film, d'un bout à l'autre et les combats sont d'une sauvagerie incroyable. J'ai encore en mémoire la vengeance de la Mère, Beowulf se tranchant le bras, la cavalcade à dos de dragon... le tout sur fond de tambours venus accompagner la bataille et  ramener le spectateur à ses racines primitives.

Pourtant Beowulf ce n'est pas que cette boucherie bienvenue, c'est également un scénario solide. Là où le 13ème guerrier était bancal, là où le Seigneur des Anneaux traînait en longueur et là où 300 s'offrait inutilement de longues scènes d'une mièvrerie désolante, on n'a ici que ce que l'histoire exige, l'histoire d'un homme qui commet une faute et bâtit sa légende sur un mensonge, l'histoire d'une rédemption par le sacrifice et la gloire. Les dialogues (en français, la VF est de qualité, même la transposition du vieil anglais sonne juste) sont toujours dans le ton, les chansons semblent authentiques, bref on a le sentiment d'être transporté dans une autre époque et de côtoyer des héros. De plus aucun sacrifice n'est fait au politiquement correct, les guerriers ne pensent qu'à baiser et à se battre, les orgies sont dantesques et ce qui ne peut être montré est bien assez suggéré. Le scénario qui ne tombe à aucun moment dans la facilité ou le manichéisme (le traître n'est pas celui qu'on croit, et les monstres connaissent la tristesse plus que les humains).

Quelques bémols ? Allez, les talons aiguilles démoniaques d'Angelina Jolie et la technologie parfois aléatoire, notamment sur les visages (le héros a parfois une véritable tête d'abruti).

Publié dans Cinéma

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