Who shot Jesse James ?

Publié le par Mangelune

Il est des films dont on sent le besoin de se libérer une fois la séance finie, leur esprit s'attardant encore quelques minutes sur nos sens, colorant le monde.

L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est de ceux-là. Un film envoûtant, par son retrait vis à vis des personnages, qu'il n'explique pas et pourtant excuse ; par ces interludes rêveurs faits de nuages sous une musique superbement mélancolique ; par son message enfin qui sans juger apporte néanmoins une vision de la vie de Jesse James et de son assassin.

Tout est superbe dans ce film. Les acteurs, subtils, les images, complexes, les sons, entre bande originale nostalgiques et sons étouffés appartenant déjà au souvenir. Et les vues esquissées de lieux appartenant à la mémoire.

Le critique se doit néanmoins à l'honnêteté : le film souffre d'une structure un peu lâche, alors qu'on s'attarde parfois sur James, parfois sur Ford, sans réellement choisir un point de vue qui eut peut-être permis de ne pas faire un film aussi long. L'ensemble est si ensorcellant que deux heures seraient passées comme un souffle.

Publié dans Cinéma

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