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Bienvenue sur mon blog

Je m'appelle Vivien Feasson alias Mangelune (mon nom de plume en quelques sortes).

Je suis "métiers du cinéma" de formation. Ca ne veut rien dire et c'est normal, grâce à mes études je ne peux en effet exercer aucun mêtier véritable. Disons que je suis auteur-scénariste-réalisateur en devenir, en attendant le jour où on me fera confiance.

J'aime la fiction sous toutes ses formes, du livre au cinéma en passant par la télévision, et le jeu de rôles.

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Jeudi 7 juin 2007
Cela n'amuse peut être que moi mais j'ai été récemment frappé par les points communs entre ces deux approches majeures de la psychanalyse et l'opposition entre série et cinéma (en simplifiant un peu) :

L'oeuvre de Freud se base sur la recherche de névroses, de zones d'ombre inconscientes qui encombrent l'esprit et nuisent à l'accomplissement. Pour pouvoir prétendre à la complétude, il faut identifier ces problèmes, les exposer et ainsi s'en débarrasser.
Un personnage de film est une personne avec un désir particulier, conscient ou inconscient, qu'il va s'efforcer de satisfaire en dépit de tous les obstacles. A la fin, soit il y parvient et obtient ce qu'il voulait, soit il échoue et le perd à jamais.

Pour Jung, l'homme possède également une part d'ombre  mais il ne peut s'en débarrasser. Au contraire, pour pouvoir vivre pleinement il doit non seulement la découvrir, mais apprendre à vivre en bonne entente avec elle, l'accepter pour mieux la contrôler. De plus, cette recherche de soi n'aboutit jamais vraiment car l'esprit humain est en perpétuelle évolution.
Dans les séries, le grand nombre d'épisodes et le besoin de fidéliser le public conduisent les scénaristes à créer des problèmes récurrents ou à recycler de vieux démons. Les problèmes psychologiques entre autres sont maîtrisés jusqu'à ce qu'un boulerversement les fasse ressurgir, à moins que leur disparition ne donne lieu à de nouveaux obstacles.

Un exemple simple : un homme désire une femme. Dans un film, il va lutter pour obtenir son amour et finir par triompher ou échouer. Dans une série, il va tout d'abord y parvenir, puis essayer de construire quelque chose avec elle avant de voir son couple péricliter et peut-être même concevoir du désir pour une autre, et ainsi de suite. Il faut perpétuellement se remettre en question, avancer, revivre de vieilles histoires, etc.

Tout cela pour dire que le cinéma est bien plus lié à Freud, ce qui lui permet de créer l'illusion d'un monde simple et fini, où le bonheur et le malheur existent en tant que tels (offrant au spectateur une vraie catharsis). La série, étant liée à Jung, est une représentation plus fidèle de la réalité et lorgne du côté de la sociologie, ne permettant pas une expérience aussi pure que celle du cinéma mais s'approchant bien plus de la vérité en quelques sortes.
par Mangelune publié dans : Séries
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