La mondialisation ou les nouveaux barbares

Publié le par Mangelune

Juste un petit ajout au texte précédent sur le dogme du travail.

Il est amusant de noter que souvent la menace étrangère sert à justifier des politiques nationales rigoristes : le terrorisme et les mesures de surveillance, la guerre et la confiscation du pouvoir avec la mise en place d'un gouvernement "fort".

On peut aussi constater que tout en étant fustigée par les hommes politiques, la "menace de la mondialisation économique" sert à renforcer la valeur travail. La France ressortirait affaiblie de sa passivité, les 35 heures aggraveraient le tempérament amorphe des citoyens tandis que de l'autre côté des frontières les pays moins gâtés par la richesse se livreraient sans état d'âme au culte de la croissance et du productivisme.

Ces populations prêtes à travailler plus de 50 heures par semaine pour un salaire de misère deviennent alors bien commodes pour condamner les partisans d'une société moins axée sur l'effort. Si les Français veulent dormir, ils seront tôt ou tard balayés par ceux qui veulent travailler, suivant la simple théorie du droit du plus fort. Suivant son point de vue, on parlera de fainéants égoïstes ou de victimes écartées de l'emploi, mais la réalité restera la même : pour survivre, la France doit se mettre au boulot.

Ce n'est plus l'Etat qui le dit, c'est le Monde. Et on ne peut pas lutter contre un monde.

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article