Présentation

Texte libre

Bienvenue sur mon blog

Je m'appelle Vivien Feasson alias Mangelune (mon nom de plume en quelques sortes).

Je suis "métiers du cinéma" de formation. Ca ne veut rien dire et c'est normal, grâce à mes études je ne peux en effet exercer aucun mêtier véritable. Disons que je suis auteur-scénariste-réalisateur en devenir, en attendant le jour où on me fera confiance.

J'aime la fiction sous toutes ses formes, du livre au cinéma en passant par la télévision, et le jeu de rôles.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 24 avril 2007
Il fallait bien que je glisse deux mots sur la présidentielle (oui la photo n'est pas adaptée mais attendez de lire la suite) et sur une question qui sera revenue pas mal de fois sur le tapis : Ségolène Royal est une femme.

De chaque côté on se défendra de faire preuve de sexisme : la candidate ne mettrait pas en avant sa féminité pour cacher le vide de son programme, ceux qui la jugent incompétente ne baseraient pas leur conviction sur sa non-masculinité. Finalement les deux camps sont sexistes, mais je trouve plus grave de se priver de la gauche à la présidence que d'utiliser tous les moyens pour convaincre un électorat indécis (ce qui se fait largement en politique, dit-on de Sarkozy qu'il cache la xénophobie de son programme derrière ses origines hongroises ?).

Si on se tourne vers les autres femmes en politique : Laguillier est globalement considérée comme sympathique (mais j'imagine qu'à ses débuts on se montrait moins tendres), Voynet est vue comme médiocre (et les chasseurs la détestent), Buffet est synonyme d'ennui, Clémentine Autain - plus énergique - passe pour une arriviste ambicieuse, Boutin est une réac intégriste, Aubry c'est les 35h, Roseline Bachelot s'habille en rose... etc, on trouve de vieilles réacs coincées ou de jeunes chiennes de garde arrogantes. Les femmes qui sont ainsi, ou le regard des gens sur elles dès lors qu'un poste à responsabilité est atteint et qu'elles prennent la parole en public ? Si c'est ce dernier cas qui s'impose, ne peut-on considérer que l'hostilité à l'égard de Royal est à la hauteur de la charge qu'elle brigue ?

On reproche à Royal ce côté "mère du peuple", mais son adversaire en fait autant dans le compassionnel avec sa main tendue aux accidentés de la route (comment un battant de droite qui prône le "tirez vous les doigts du cul / aux meilleurs la victoire" peut-il baisser les yeux sur les faibles ?). On lui reproche ses gaffes, ses erreurs, mais Sarkozy a fait autant de conneries et parfois autrement plus inquiétantes. Elle serait incompétente : là je ne sais pas ce qui permet de le penser, en tous cas elle ne sera pas seule aux commandes, et je ne vois pas en quoi elle serait plus dangereuse pour le pays que quelqu'un ayant déchiré le pays avant même d'être au sommet. Son absence de programme également n'est que pure invention : c'est celui du PS dans les grandes lignes, et d'autres qu'elle auraient donc soutenu le même.

Dernier reproche, peut-être le plus intéressant : Royal n'aurait pas de charisme. Elle n'accompagnerait pas la foule, elle ne démolirait pas ses adversaires et refuserait une fois sur deux l'affrontement. Le débat du 2 mai révèlera ou non des ressources insoupçonnées d'aggressivité lorsqu'elle se retrouvera en face de Sarkozy. Je pense qu'effectivement elle manque de vraies qualités d'oratrice, mais je ne peux m'empêcher de penser que si elle avait été plus violente dans sa façon de s'exprimer, elle se serait faite traiter d'hystérique ou de sorcière coincée (ou de professeur, voir lorsqu'elle avait reprise une militante socialiste).

Ceux qui objecteront que le fait que les femmes elles-mêmes n'aiment pas Royal serait une preuve de l'absence de sexisme me laisseront assez rigolard puisque les femmes n'ont jamais été uniquement des bienfaitrices de la cause féministe, étant au même titre que les hommes influencées par leurs origines et leur éducation.
par Mangelune publié dans : Politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 23 avril 2007
Les effets spéciaux avancent, c'est un fait. Il existe désormais de plus en plus de films recréant totalement l'environnement des personnages (Le Seigneur des Anneaux, Captain Sky and the Day of Tomorrow...) voire recréant totalement la trame même de l'image (Sin City, A Scanner Darkly...). Le point commun de ces films ? Ils sont généralement considérés au mieux comme des oeuvres tournant un peu sur elles-mêmes et ne concernant pas la réalité, au pire comme des divertissements crétins.

Parallèlement, sont considérés comme art et essai des films dont la forme est souvent accessoire. Combien de fois ais-je lu dans Télérama ce criminel encensement : "servi par une mise en scène effacée" ? Comme si un propos mature ne pouvait être embelli que par une réalisation effacée, donc inexistante ? Comme si le cinéma au fond ce n'était que cela, un scénario aimablement rendu "réel" par une caméra aimable et discrète ?

Souvenons-nous des chef d'oeuvres du muet, de Murnau et de ses expérimentations fulgurantes, du Docteur Caligari et de ses décors entièrement factices et déments, de la Nuit du Chasseur et de ses ombres expressives, des films noirs au nom évocateur, du technicolor, des westerns aux compositions travaillées de Ford à Leone, du cinéma d'horreur italien tellement baroque  ? Même Godard a travaillé sa mise en scène de façon expressive et expérimentale, sans parler de Bergman, Welles ou Lynch. Et on voudrait me faire croire que l'essence du cinéma se résume au Mari de la Coiffeuse et à tous ces films aux fausses couleurs naturelles sensés représenter les vrais gens dans leur vraie vie comme dans un mauvais discours populiste ?

Nombre de films américains ont su utiliser la force expressive du cinéma, mais ce faisant ont oublié le fond et le propos qui allaient derrière. A trop multiplier les mêmes histoires-recettes ils ont figé leur forme dans un conservatisme efficace mais banal, tandis qu'outre Atlantique on portait aux nues le minimalisme confortable. Dès lors, l'expérimentation est devenue synonyme d'ennui. L'expressivité est désormais considérée comme l'apanage des gros sabots yankees-bessonniens si bien que toute tentative esthétique de rendu non réaliste (voir les films cités ci-dessus) est perçue par les critiques comme un enfantillage débile.

Il me suffit de jeter un oeil à la nouvelle bande-dessinée en France pour y voir infiniment plus de recherche que dans le cinéma contemporain, une recherche tant esthétique que dramatique ou philosophique. On a beaucoup vanté l'Art-cinéma, réunion de tous les autres (danse, dramaturgie, photographie et j'en passe) : cela ne signifie pas qu'il possède naturellement plus d'expressivité que les autres, mais au contraire qu'ayant plus de potentialité il est bien plus difficile de le maîtriser. Ainsi, la plupart des amateurs qui s'y commettent n'en expriment finalement qu'une ou deux facettes, et "l'art et essai" se trouve toujours plus proche de la sociologie ou de la psychologie que des deux mots qui forment sa distinction.

Je souhaite de mes voeux l'avènement d'un cinéma intelligent et expressif, où se mêlent contes et réalisme, où la poésie surgit du concret, où le fantastique est un voile esthétique sur une thématique sociale, bref pas un cinéma d'évasion ni un cinéma pesamment social, un cinéma artistique bon sang, qui allie de nouveau fond et forme au lieu de les opposer !
par Mangelune publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 5 avril 2007
  Une vieille affaire qui ressort régulièrement et qui est reprise avec le merveilleux assentiment des plus grands partis : il y aurait des chômeurs mieux payés que des travailleurs ! Une situation intenable donc, et qui légitime une mesure simple et efficace : on n'augmente pas les minimas sociaux.

  Le RMI c'est 440 euros pour une personne seule, 925 pour un couple avec deux enfants. Le SMIC c'est 984 euros nets pour une personne qui travaille 35 heures. En gros, qu'est-ce que cela signifie ? Qu'un couple au chômage avec deux enfants dont l'un des conjoints trouve un emploi payé au SMIC ne gagne presque rien, sinon de quoi faire bonne figure. Quelques aides comme la gratuité des musées, une poignée de réductions, la gratuité des transports disparaissent aussi.
  Si on compare un SMIC et une indemnisation chômage, la différence est évidemment plus flagrante, puisqu'on a là 80% du salaire brut précédent qui est perçu par une personne. Ensuite tout va dépendre de la situation familiale, etc. Déjà on sent que le problème est complexe et concerne des cas particuliers, qu'on ne devrait pas pouvoir lancer des grandes phrases type "je suis d'accord c'est inadmissible" sans même se renseigner.

  Plus intéressant le joli renversement idéologique dont les démagogues ont le secret. 440 euros ce n'est rien, même avec d'autres aides comme les APL. Je n'appelle pas cela vivre mais vivoter. Pas de vacances, peu d'achats, des produits de consommation de mauvaise qualité... Ajoutons à celà l'opprobre sociale, un zeste de culpabilité, un soupçon de déprime et d'ennui, et on comprend que la situation du chômeur en fin de droit est peu enviable. De l'autre côté, le bénéficiaire de l'allocation est voué à la voir disparaître ; il s'agit donc d'avantage d'une aide pour maintenir son train de vie avec la menace du RMI au bout du tunnel (je dirais aussi qu'il a bien mérité un peu de détente, après tout il a côtisé avant non ? Bon je sais que ce genre de propos ne sont pas du goût de tous). Enfin, j'ajoute le fait que le chômage est appelé à perdurer pour un moment et que donc il est difficile de trouver un travail, quelle que soit sa volonté.

  C'est là qu'intervient le renversement : puisque le chômeur est mal barré, puisque le chômage est là pour longtemps, on s'empresse de sortir du chapeau l'exemple du travailleur précaire, ou mal payé, pour d'une part faire fermer son clapet au glandeur, d'autre part pour monter les deux l'un contre l'autre (le travailleur pauvre sait qu'il doit sa misère aux charges sociales qui sont là pour aider ce sale feignant de chômeur à vivre peinard en rien faisant).

  Fascinant non ? C'est quand même plus sympa que de se contenter d'accuser le chômeur d'être un parasite des honnêtes travailleurs, une recette qui hélas ne marche plus dans notre société compassionnée. Augmenter les minimas sociaux c'est mettre chômeurs et smicards au même niveau. Augmenter le SMIC c'est mettre les travailleurs pauvres au niveau des autres (bouh quelle horreur, de quel droit ? Si mon voisin éboueur gagne autant que moi je pars en Amérique !).

  Et ne parlons pas du fait que normalement le SMIC soit le minimum théorique et non pas la norme...
par Mangelune publié dans : Politique
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 2 avril 2007

Je suis allé voir 300, persuadé d'aller me tapper un horrible film fasciste avec des batailles au mieux regardable. Et finalement 300 ne parle pas de l'invasion américaine de l'Irak comme certains critiques l'ont dit. Ce n'est même pas le point de vue inverse, celui des envahis. C'est un film sur la démesure. Pas d'affaires de religion ici, le seul dieu est un homme qui croit pouvoir dominer le monde, tandis que son adversaire le roi Léonidas s'oppose lui aux prophètes de son peuple.

Tout l'intérêt de ce film repose sur les affrontements et les icones guerriers, grâce aux décors synthétiques grandioses, aux couleurs artificielles empruntant à l'acier et au bronze et surtout aux ralentis, insérés entre deux accélérations, qui crééent moins un effet de dynamique qu'une succession d'images fixes comme finalement une véritable bande dessinée (puisque l'origine du film vient de là). Comme dans Sin City auparavant, le langage des images fixes s'invite une nouvelle fois au cinéma, et le mouvement compte moins en lui-même que pour les passages quasi-figés qu'il souligne.

On a donc de la force, de la violence, de la démesure, des poses poussées à l'extrême, des corps huilés et tendus, du sang et des membres volant au travers de l'écran. Ca en jette pas mal. On pourrait croire que l'ennemi est stéréotypé, caricatural mais non. Sauf exception de la poignée de messagers et du dieu effeminé (et pas si ridicule finalement), les hordes ennemies ne sont pas mauvaises, malsaines ou perverses : elles sont anonymes, destinées au final à finir en chair à boucherie ; leurs flèches sont légions et obscurcissent le ciel ; leurs bateaux éclipsent la mer.

Ce n'est pourtant pas un film exempt de défauts. L'histoire d'amour n'a strictement rien à faire là : le roi a une femme qu'il aime, qui est belle et brave, il la laisse même parler en son nom et le conseil l'écoute, merveilleux exemple d'égalité hommes-femmes dans l'antiquité, totalement invraisemblable donc et placée là uniquement pour séduire le public féminin ; la pondérance qui régit cette sous-histoire est complètement hors de propos puisque nous sommes là pour voir une monumentale boucherie héroïque. Sans parler des blés blonds façon Gladiator (et les choeurs féminins piqués à ce film qui devient donc la référence esthétique des peplums modernes, sic)... On ne verra évidemment pas non plus les esclaves entretenir ces champs, Spartes ne devant montrer que le visage de la liberté, mot asséné trop souvent pour ne pas cacher une idéologie limite. Quelle niaiserie de toutes façons de nous répéter que Spartes est belle, juste et ses enfants heureux et fiers : les 300 ne triomphent pas parce qu'ils défendent un idéal de beauté mais un idéal de brutalité et d'obéissance. Toute cette imagerie pour gogos relève donc de la malhonnêteté intellectuelle.
Pour finir, je pourrais parler de l'aspect "ce qui est laid/tordu est méchant", mais bon ce sont des poncifs qui tiennent au genre héroïque et qui finalement ne me gênent pas.

L'intérêt de 300 tient en conclusion en ce qu'il est une catharsis. Comme Aristote le voyait pour le théâtre, le cinéma sert ici à nous vider de nos envies de puissances, de force, de brutalité iconographique, à l'aide d'un montage qui prévilégie l'arrêt au mouvement, et donc la pose au réalisme.
par Mangelune publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 15 mars 2007
Ces derniers temps on commence à découvrir miraculeusement les suicides liés à l'emploi, en marge de cette société privée de travail ou à mi-temps et tellement demandeuse.

Il est bien sûr délicat de définir les raisons exactes qui mènent à ces suicides, mais il n'est pas impossible d'en dégager quelques éléments.

Vive l'interim !
Amis chômeurs, l'intérim vous ouvre ses bras. Dans un monde du travail qui demande sempiternellement un diplôme précis et cinq ans d'expérience, les agences d'intérim font figure de restos du coeur de l'emploi.
Evidemment, il ne faudra pas s'attendre à la crème des jobs. Vous ferez de la manutention, vous répondrez au téléphone pour des banques, bref vous ferez tous ces boulots sous-traités dont personne ne veut comme carrière. Vous pourrez même travailler dans le nucléaire avec EDF et vous faire irradier (juste la dose de sécurité, après vous êtes viré).
Vous vous retrouverez avec un boulot temporaire (il vous faudra en chercher encore et encore toute votre existence, et souvent vous pensez au futur quand vous aurez juste envie d'une existence tranquille et que ce sera impossible), méprisé par les permanents des entreprises où vous arrivez, utilisé pour contourner les grèves (ne trichez pas votre agence l'apprendra), employé par une entreprise qui sous-traite à une entreprise qui sous-traite à... bref sans que quiconque sache qui vous emploie, perdu dans un grand flou où votre seul droit sera de faire ce qu'on vous demande.

Le flex-miracle
Eh oui, on vous le dit la flexibilité est l'avenir. Le CNE est là, le CPE a bien failli arriver et le contrat unique se profile. La force de la France, ce sont ses entreprises, on l'entend partout, des tonnes d'entreprises qui se créent, vivotent en profitant des allègements temporaires de charges et puis ferment, parfois pour se rouvrir juste après sous un autre nom.
La flexibilité du bientôt défunt gouvernement, c'est la fameuse flex-sécurité, sans la sécurité. Heureusement la gauche est là avec ce merveilleux euphémisme de Mme Royal : " une entreprise a peur d'embaucher car elle ne peut pas licencier quand elle connaît des difficultés, moi je veux que les entreprises n'aient pas peur d'embaucher " ; le travailleur sera protégé durant l'année qui suit son licenciement. Et s'il ne trouve pas de travail pendant un an ? Mystère. Et si l'entreprise en profite pour faire pression sur ses employés encore plus aisément qu'aujourd'hui (après tout elle n'aura plus peur d'embaucher quelqu'un d'autre) ? Mystère aussi.
Heureusement la fexibilité c'est aussi celle du contrat à mi-temps : le travailleur a deux boulots, chacun exigeant de lui qu'il soit disponible (oui parce qu'un employé à mi-temps peut se voir rajouter des heures qu'il est obligé d'accepter). Mieux vaut deux employés à mi-temps qu'un à plein temps, puisque ces deux là seront toujours plus servils dans l'espoir de gagner des heures supplémentaires (une façon de voir les choses qui remplace la vieille idée de l'augmentation, on est passé d'une augmentation de salaire à une augmentation d'heure de travail).

Maudites trente-cinq heures (lu à l'envers ça donne "Satan est ton souverain")
Peste soit des 35h qui n'ont pas créé d'emploi ! Maltraitées par un gouvernement inique qui voulait se faire mousser, les entreprises ont bien failli être mises sur la paille.
Fort heureusement, une solution a été trouvée : les heures sup... ah non en fait ça c'est pour le prochain gouvernement.
Non, la solution miracle s'appelle la rentabilité renforcée : si vous travailliez moins pour le même prix, vous tueriez l'entreprise. Néanmoins, vous savez que le patron peut vous virer (il ne le fera pas c'est trop chiant mais en en virant un pour une raison lambda tous les autres sauront qu'il en a le pouvoir, et comme en plus la télé ne parle que de licenciements). En plus, vous savez que plein de gens veulent votre boulot : ils le disent à la télé le chômage est partout même chez les gens très diplômés comme vous. Alors en échange de votre boulot de nanti l'employeur veut que vous travailliez mieux, plus vite et que vous fassiez moins de pauses. Comme ça vous ne lui coûterez pas plus, il ne sera pas obligé de créer des emplois nouveaux et trop chers et tout le monde s'y retrouvera.

L'esprit d'entreprise ou la grande famille des cocus
En plus de vous faire bosser comme un dingue il va vous faire croire que vous oeuvrez pour une entité abstraite bienfaitrice, directement issue de la bourgeoisie du passé et du culte religieux paternaliste : vous êtes une grande famille, le patron est votre père et l'entreprise votre mère, une mère tendre que vous gavez de votre amour. Ne pas se montrer digne de ses parents de travail, c'est être un moins que rien, un fils indigne, donc pour être bien vu il faut accepter ce que la mère (insouciante) demande et ce que le père exige (il est dur mais c'est pour votre bien). Au risque de devenir fou, tiraillé entre les exigences constantes de ce giron d'adoption et les demandes odieuses de cette autre famille, humaine elle, qui ne comprend décidément rien à votre vocation (et vas-y que je veux passer du temps avec toi, un enfant, que je veux de l'argent, faire des études, que je trouve pas de travail, etc.).
En passant, ils vont vous trouver un ennemi histoire de vous mobiliser : la fonction publique. C'est facile vous n'avez affaire à elle que quand les choses vont mal (papiers, soucis, impôts, convocations des parents, etc.) Comme ça au lieu de demander à votre chef ce qu'elle a, vous verrez en elle une bande de feignasses trop payés avec un emploi à vie, vous les aurez en horreur et vous arrêterez d'emmerder le monde avec la révolution.

Heureusement, le président nouveau arrive
Voilà déjà un petit aperçu réjouissant de ce qui n'est pas prêt de changer. Prochaine étape : les heures supplémentaires détaxées, vu ce que j'ai écrit c'est exactement la solution qu'il nous faut.
par Mangelune publié dans : Politique
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus