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Bienvenue sur mon blog

Je m'appelle Mangelune (c'est mon nom de plume en quelques sortes).

Je suis "métiers du cinéma" de formation. Cela ne veut rien dire et c'est tout à fait normal, grâce à ces études je ne peux en effet exercer aucun mêtier véritable. Heureusement après quelques années à vouloir percer dans le merveilleux monde du scénario, j'ai décidé de me reconvertir dans les études d'anglais, la traduction, les piges pour le jeu vidéo et... le métier de facteur, parce qu'il faut bien vivre et prendre de l'air de temps en temps.

Geek parmi tant d'autres (geeky is the new sexy il paraît, je crains d'être né quinze ans trop tôt), j'aime la fiction sous toutes ses formes, du livre au cinéma en passant par la télévision, le jeu vidéo et le jeu de rôles. Ce qui tombe bien puisque c'est de tout ça que je vais parler ici.

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Dimanche 20 janvier 7 20 /01 /Jan 14:28

 

Me livrant sans arrière-pensée à l'auto-promotion la plus éculée, je profite de la reprise de ce blog pour présenter le jeu de rôle Les Errants d'Ukiyo, dont votre serviteur est l'auteur aux côtés de l'illustrateur Yann Liéby et des éditions Icare.

 

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1) Un jeu de rôle, c'est quoi au juste ?

Les Errants est un jeu de rôle au sens traditionnel du terme : un jeu de société qui réunit entre 2 et 5 participants (jamais moins, rarement plus) autour d'une table pour leur permettre de vivre tous ensemble une aventure. Pour y parvenir, on se base sur des règles (que l'on retrouve dans le manuel de jeu), sur l'imagination de chacun et sur le dialogue qui se développe entre les joueurs.

Un des participants prend le poste de « meneur de jeu, » un rôle qui tient de l'arbitre, du scénariste principal et du metteur en scène. C'est lui qui décide de la situation de départ, de l'environnement, de l'adversité ; il se voit notamment attribuer la gestion des personnages secondaires ainsi que des « méchants » de l'histoire. Il se doit également de décrire les réactions de tout ce beau monde aux actes des autres joueurs.

Ces derniers influent sur l'histoire grâce à leurs personnages respectifs, qu'ils créent en début de partie. Après avoir fixé leur origine, leur style, leur nom, leurs objectifs, ils déterminent les capacités de leur alter-ego : est-il un escrimeur de génie, une dame froide et assassine, un jeune idéaliste ou un ninja aussi discret qu'une ombre ? A chacun ses préférences, les possibilités sont véritablement infinies.

 

2) Bon, mais on joue quoi et où ?

Le cadre global décrit dans le manuel de jeu est une version fantasmée du Japon de la fin du 19ème siècle, en proie à la guerre civile. Les cuirassés américains ont violé les frontières de l'île et imposé une modernisation brutale à un pays fermé depuis des siècles. Usant de leur Empereur comme d'une marionnette, les nationalistes s'opposent aux forces du gouvernement shogunal ; dans les rues d'Edo et de Kyoto, les assassins des deux camps tentent de renverser le cours de la guerre par la force de leurs sabres... Au nom d'idéaux de plus en plus flous, on massacre désormais en toute impunité.

Vous êtes un errant, un être d'exception privé de tout foyer, condamné à fuir un passé devenu trop lourd pour poursuivre un avenir incertain. Parcourant les villages et les villes d'un Japon en flammes, vous redressez les torts et protégez les faibles sans jamais être payé de retour. Vous êtes le ninja avide de rédemption, le samouraï déchu en quête d'honneur, la prostituée vengeresse, l'étranger emprunt de justice... Qui sait, peut-être trouverez-vous un endroit paisible où finir vos jours ? Vous risquez, hélas, bien d'avantage de finir le nez dans la boue, votre vie s'écoulant d'une blessure refusant de se refermer...

 

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3) Ah d'accord, mais je fais comment ?

Les Errants d'Ukiyo bénéficie d'un système de règles adapté, qui vous permettra de véritablement créer l'anti-héros (ou même le héros) dont vous rêvez. Chaque personnage est avant tout défini par un certain nombre de techniques qui sont autant de talents librement créés : vous pouvez maîtriser la « Patte de l'ours » ou la « Peinture sur soie, » vous pouvez avoir un « Physique agréable, » une « Fortune colossale » ou bien encore être accompagné de « Miyou, le lynx apprivoisé. » Chaque technique se voit attribuer à la création un score entre 3 et 12.

Lorsque votre alter-ego souhaite obtenir triompher d'un obstacle, il choisit la technique la plus adaptée aux circonstances et ajoute à son score le total de deux dés à six faces. Son adversaire fait de même, et celui qui obtient le total le plus élevé l'emporte. Bien sûr, les affrontements plus importants, ceux qui vont jusqu'à mettre en péril la vie de votre personnage, ceux-là ne se soldent pas sur un simple jet : plusieurs manches victorieuses sont nécessaires !

A cela vient s'ajouter le « pari du Yakuza, » qui apporte une dose supplémentaire de tension aux affrontements : lançant vos dés sous un gobelet opaque (à la façon des joueurs de la mafia japonaise), vous avez la possibilité de parier sur le caractère pair ou impair du résultat pour obtenir des bénéfices supplémentaires : forcer une égalité, ignorer vos blessures, reprendre l'initiative, tenter le tout pour le tout, emporter l'ennemi dans votre chute, etc.

Gardez à l'esprit que, comme dans les films de sabre, les affrontements des Errants d'Ukiyo sont courts et violents. Personne n'est immortel, pas même les héros ; ne vous lancez donc pas dans un combat que vous n'êtes pas prêt à perdre !

 

4) C'est sympa mais je suis pas un spécialiste du Japon moi !

Ça tombe bien : si vous avez envie de jouer un samouraï ou un ninja sans pour autant vous farcir des livres entiers ou apprendre le japonais, ce jeu est fait pour vous. Il contient une partie historique et culturelle réduite à l'essentiel et évite sciemment l'utilisation d'un vocabulaire un peu trop exotique.

Arrêtez de complexer : les Errants vous propose de jouer des personnages hauts en couleurs, inspirés des films de sabre les plus délurés ! Affrontez des assassins romantiques, des ninjas à skis, des mille-pattes géants et venimeux ! Sauvez des villageois ingrats, inventez votre propre code d'honneur, manipulez des armes improbables ! Lancez-vous dans des tirades grandiloquentes et, quand vous ne savez plus quoi dire, prenez un air mystérieux en plissant les yeux !

Pour ceux qui se sentent plus rassurés avec un cadre solide, de nombreuses informations historiques ont été incluses au manuel de jeu. Le chapitre sur le décors a été quand à lui conçu spécifiquement pour vous fournir des éléments descriptifs faciles à retrouver en cours de partie. Plusieurs personnages secondaires et idées d'intrigues se trouvent enfin dans le dernier chapitre, avec un scénario complet.

J'arrête là cet écran publicitaire ; ceux qui voudraient plus d'informations peuvent se reporter aux liens suivants :

 

Le site de l'éditeur

La critique de Jérôme Darmont

La critique du site East Asia

La revue de Roliste TV

 

Et parce qu'il serait franchement malhonnête de n'inclure que des avis non-négatifs  :

 

La critique sur le forum Casus No de Mr Dandy

 

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Jeudi 20 décembre 4 20 /12 /Déc 19:13

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Cela va faire un sacré bout de temps que je n'ai pas écrit sur ce blog. Je sais, c'est là le triste sort réservé à la plupart de ces épanchements sur internet que de finir oubliés sur le bord de la route, lus par quelques voyageurs de passage. Ce modeste espace d'expression m'aura pourtant apporté son lot de bons moments, à commencer par l'invitation de l'école d'art EMMA Fructidor à venir parler, devant une classe d'étudiants, du sujet oh combien vaste de la fiction interactive. Un moment à la fois stressant mais aussi incroyablement enrichissant.

 

Soyons honnêtes : le milieu du scénario est bien trop fermé, et je ne peux pas dire que ce que j'ai pu voir ces dernières années dans nos programmes hexagonaux m'ait convaincu ; je préfèrerais mille fois céder devant la qualité que je ne cesse de constater dans les séries étrangères (je ne vais pas parler des scénarios au cinéma façon Christopher Nolan, je risquerais de m'énerver) que devant la médiocrité de bien des productions françaises. Mais si j'ai abandonné, peut-être pour toujours, l'écriture de scénarios avec tous les rêves de télévision et de cinéma qu'ils portaient en germes, cela ne veut pas dire que j'ai cessé de penser ou de créer. 

 

Hors de question donc de laisser ce blog dépérir. Cet acte libératoire va me permettre au contraire de parler de choses que j'aime, de fiction toujours mais aussi des formes plus inhabituelles qu'elle peut prendre, notamment à travers le jeu de rôle. Je vais d'ailleurs faire mon coming out rapidement : j'adore le jeu de rôle, même si c'est une activité qui m'a parfois offert de bien tristes prestations. Situé au croisement entre jeu de société, théâtre improvisé, art narratif, et bien d'autres choses, il reste en dépit de ses défauts une pratique à nulle autre pareille.

 

Il se trouve d'ailleurs que j'ai eu la chance d'en publier un baptisé Les Errants d'Ukiyo (voilà vous comprenez maintenant la raison d'être de l'image ci-dessus), qui vous propose d'incarner une bande d'anti-héros errant dans un Japon en proie à la guerre civile, dans le plus pur esprit des films d'exploitation des années 70 comme la saga des Baby Cart et autres Zatoichi - pour ne citer que les plus honorables. Sorti sous forme électronique gratuite dans un premier temps (à une époque où j'en avais plus qu'assez de rédiger des dossiers de projets de série et voulais produire quelque chose de bout en bout), le jeu a connu une seconde vie papier grâce aux éditions Icare et a fini sur les étals de quelques boutiques spécialisées. Je compte bien utiliser aussi ce blog pour fournir un peu de matériel, et peut-être pour servir de support aux projets qui finiront par lui succéder.


Lundi 31 janvier 1 31 /01 /Jan 16:16

Après le chouette livre sur Hayao Miyazaki, j'ai pu lire mon deuxième ouvrage des éditions Moutons Électriques, reçu pour noël :

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Bit-Lit ! L'amour des Vampires

C'est le premier ouvrage théorique en France à traiter de la grande vague qui déferle dans nos Fnacs et exhibe quantité de jeunes femmes à la plastique irréprochable, armées de moult flingue et lattant des monstres auxquels elles finissent irrémédiablement par ressembler, les derniers rejetons de la Fantasy urbaine et des policiers féminins (des Harlequin diront certains), dévorés par quelques-unes, méprisés par beaucoup d'autres. Y a-t-il plus là-dedans que ce qu'on voit directement, ou ces ouvrages ne sont-ils que les déversoirs des fantasmes les plus éculés de nos concitoyennes, écrits à la chaîne, dénués de qualité d'écriture comme de fond ? Grand admirateur de Buffy et amateur d'Anita Blake, je me posais la question, d'où cet achat risqué.

Sophie Dabat m'a bel et bien apporté une partie de la réponse. Il y a quelque chose derrière cette vague que l'on considère un peu vite comme constituée uniquement de merdes conçues selon des recettes stéréotypées. Oh, certes, la vague en elle-même a bel et bien été fabriquée et alimentée en France par des éditeurs trop heureux de pouvoir vendre du livre (on peut les comprendre). Le succès retentissant de Twilight auprès des adolescentes et de certaines femmes n'a été que le propulseur d'une vague entamée en silence il y a plus de vingt ans. Car cette appropriation de l'horreur par la gente féminine n'est pas une simple mode passagère mais bel et bien une évolution importante d'un genre, son adaptation controversée à la société du moment. Bien sûr, l'emballement des sorties au détriment de toute raison finira par essouffler le désir des lecteurs et renvoyer tout cela dans les limbes en attendant la prochaine mutation, mais croire qu'un tel engouement a pu être créé de toutes pièces par les Agents du marketing serait se leurrer.

Cette littérature fleuve multipliant les tomes et les rebondissements devrait évoquer le roman feuilleton, le pulp, les comic-books, les séries, toutes ces créations de l'imaginaire qui ont eu l'ignoble prétention de préférer un style plus évident, plus accessible au grand-public (et donc d'être suspectées de pactiser avec l'ennemi de l'art, l'or), d'opter pour le foisonnement immédiat et les émotions au détriment de la réflexion et de la raison et souvent même, soyons honnêtes, de la qualité d'exécution. Car la qualité d'un Anita Blake comme d'un X-Men ou d'un Trois Mousquetaires s'apprécie moins sur un volume que sur une dizaine, tandis qu'au fil des épisodes les thématiques finissent par se dégager et les héros évoluer.

Les romancières pratiquant la Bit Lit ont en effet bien compris que l'intérêt du fantastique était de pouvoir parler de la sauvagerie qu'abritait l'être humain. La différence, le rejet, la place de la femme mais aussi ce qu'elle compte faire d'une liberté acquise avec difficulté, la sexualité, la mort... des sujets abordés un peu partout mais souvent traités de façon univoque, moralisatrice. Un écueil que parvient souvent à éviter cette littérature qui profite justement du manque de sérieux qu'on lui accorde pour aller jusqu'au bout de ses interrogations. Là où on pouvait s'attendre à ne trouver au pire dans ces œuvres qu'un érotisme digne d'un téléfilm aux couleurs chaudes, on voit se dérouler au fur et à mesure de la descente aux enfers du personnage principal tout ce que l'être humain recèle en guise de fantasmes inassouvis (jusqu'à la zoopholie métamorphe dans Anita Blake), le tout sans jamais perdre de vue la logique de la progression dramatique et psychologique des personnages. Les personnages principaux sont ainsi malmenés, isolés, maltraités, mais les choix difficiles qu'ils font dans l'adversité ne font au fond que les grandir.

Même une œuvre comme Twilight, souvent décriée en raison de certains aspects jugés réactionnaires et d'une écriture d'une simplicité désarmante, possède en elle une ambivalence puissante. Chasteté, sexe après le mariage, punition pour avoir fauté, amour fidèle... tout cela est justifié par de nombreux éléments scénaristiques relativement crédibles mais pâlit surtout devant la violence des désirs adolescents, le tiraillement de l'héroïne entre deux hommes emprunts de bestialité sans parler du refoulé qui fait brusquement son apparition dans le 4ème tome et explose littéralement au visage de nos protagonistes (mais comment vont-ils pouvoir s'en sortir au cinéma ?). Alors oui ; Twilight est une œuvre emprunte de mormonisme, mais cette religiosité morale semble perpétuellement en lutte avec la brutalité des désirs taraudant chaque être humain, et c'est sans doute ce tiraillement terrible qui a contribué à faire de la tétralogie un tel succès.

Il est probable qu'on parlera avec nostalgie de cette vague créative dans quelques années, oubliant les mauvais produits que le succès finit toujours par faire émerger, oubliant aussi qu'en 2010 les amateurs de fantastique en sont les premiers détracteurs, comme ce fut sans doute le cas pour les vagues populaires qui l'ont précédée.


Mardi 7 décembre 2 07 /12 /Déc 09:39

Je me fais bien volontiers le relais d'une annonce du Festival du Cinéma Européen de Lille qui accueillera cette année encore un concours de scénarios de courts métrages.

 

Les personnes intéressées sont invitées à se rendre sur le site du festival :

http://www.filmcourt-lille.com/le-festival/le-concours-de-scenarii

 

 

Ils pourront y télécharger la fiche d'inscription et le règlement (si si ils y sont, à un moment y a un petit encadré gris à droite de la page, marqué "Concours de Scenarii") à joindre à leur scénario afin de les envoyer avant le 31 janvier 2011 à l'adresse indiquée.

 

 

L'Association Beaumarchais, l'Union Guilde des Scénaristes et Séquences7 participent également à l'événement.


Jeudi 19 juin 4 19 /06 /Juin 18:46
En sortant de Phénomènes le dernier Shyamalan (bon film en passant), quelque chose m'a frappé : le point de vue de réalisateurs éminemment américains semble avoir évolué drastiquement au cour des dernières années, passant d'un optimisme affirmé (et souvent moqué) à une sorte de pessimisme teinté de repli sur soi, le tout dissimulé derrière un paravent de happy end amer.

Voyez ces films de Spielberg  : la Guerre des Mondes montrait une famille s'efforcer de survivre contre une invasion extra-terrestre et ne triomphait que grâce à un événement hasardeux qui ne devait finalement rien aux héros que nous avions suivi. Munich lui nous parlait d'un agent du Mossad qui finissait par abandonner sa lutte sanglante et absurde pour se consacrer exclusivement à sa propre famille. Dans chaque oeuvre, ceux qui osaient se dresser contre "l'ennemi" finissait inlassablement par mourir, et seul l'abandon et la fuite permettait la préservation.

De son côté Shyamalan dépeignait dans Le Village une communauté qui avait décidé de s'isoler des horreurs du monde réel ; l'héroïne après avoir découvert la vérité faisait le choix d'accepter ce secret et de poursuivre sa vie parmi les siens. Phénomènes va encore plus loin : la nature agressée décide de se débarrasser de l'espèce humaine ; les arbres agressant des communautés de plus en plus réduites, la famille que nous suivons doit s'isoler des autres, se replier sur elle-même, et malgré tous ces efforts ne doit la vie qu'à un heureux hasard.

Ces deux réalisateurs ont pourtant commencé sous le signe de l'optimisme : Spielberg nous parlait de fraternité dans E.T., d'espoir dans Rencontres du 3ème type et nous montrait toujours qu'un homme seul pouvait changer les choses (Indiana Jones, Schindler). Chez Schyamalan, un petit garçon aidait les morts à trouver la paix et un homme devenu invincible décidait de se faire super héros. Là était l'Amérique telle qu'elle nous faisait rire ou rêver, sur-confiante en elle-même.

Aujourd'hui il est facile de dire, et pourtant évident, que le 11 septembre mais aussi la guerre en Irak qui s'enlise, le réchauffement climatique contre lequel personne ne fait rien, les guerres inlassables entre Palestine et Israël et bien d'autres drames ont fini par erroder cette confiance, cette espérance des Américains. Même Indiana Jones fait aujourd'hui face à une explosion atomique contre laquelle il ne peut rien, anonciatrice des jours funestes ; dès lors le vieillissement et donc la mort du héros deviennent le signe que les jours heureux sont finis et que nous ne sommes devant notre écran que pour une parenthèse enchantée (qui peine à se convaincre elle-même) et non pour réaffirmer notre croyance en un avenir meilleur.

Désormais ces artistes n'ont plus d'espoir à donner aux hommes. Tout ce qu'ils parviennent à leur dire, c'est de retourner au foyer, d'aimer les leurs et d'espérer que l'orage les épargne...
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